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2.8.1.a Comment détecter la formation de grêle ?

Les grêlons, une fois formés, peuvent avoir des tailles différentes, de quelques millimètres à plusieurs centimètres de diamètre (de la taille d’un petit pois à celle d’une balle de tennis). En fonction de la taille, les dégâts peuvent être plus ou moins importants : défoliations, blessures sur grappes, déstructuration des futurs sarments et des bourgeons… La grêle peut impacter la récolte sur plusieurs années.

Une détection précoce d’un orage de grêle peut permettre de mettre en œuvre les systèmes de protection anti-grêle. Cette détection peut être réalisée :

  • Par l’utilisation de radars météorologiques à impulsions. Ce type de radar émet des pulses de très courte durée suivie d’un temps mort beaucoup plus long pour « détecter » les échos de retour en provenance du ciel (précipitations ou objets volants). Les radars Doppler sont les seuls à pouvoir détecter des signaux de grêle dans une cellule orageuse avec certitude. Afin de disposer d’une image météorologique locale précise en temps réel, il est possible de s’équiper, individuellement ou à plusieurs, d’un radar météorologique qui permet de savoir si un orage susceptible de contenir de la grêle est en approche.

  • Par les services d’alertes météorologiques. II existe de multiples structures et sites Internet proposant des services d’alertes météorologiques. Il est possible de recevoir des alertes par e-mail ou par SMS sur son mobile. Ces services sont basés sur des informations en provenance de radars météorologiques Doppler, très fiables pour la détection de grêle mais parfois peu précises quant à la localisation, la durée et l’heure de l’orage de grêle. Par exemple, la prévision d’un orage de grêle à une heure précise peut survenir en décalé.

  • Par la reconnaissance visuelle des nuages (cumulonimbus) susceptibles de véhiculer de la grêle. L’évaluation du risque de grêle peut se faire par observation de leurs formes (partie sommitale en forme d’enclume), par leurs épaisseurs (au moins 5 000 mètres), par leurs activités électriques (présence de nombreux éclairs), par leurs niveaux de précipitations (pluies généralement fortes) et par la couleur du ciel (teinte légèrement verte). La connaissance historique et empirique des conditions climatiques extrêmes peut permettre d’appréhender le risque. Cependant, il s’agit d’une méthode plus aléatoire que les radars météorologiques plus fiables.

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